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THE DESCENDANTS (2,5*) : Oubliez la bande annonce faussement  “Wes Anderson movie” ou “Jason Reitman movie”. Et oubliez le titre trop réducteur. Alexander Payne, le réalisateur, creuse le sillon des paumés depuis les excellents About Schmidt et Sideways. Rien de péjoratif dans le terme, j’entends par “paumés” ceux dont la vie a pris une tournure qu’ils ne maîtrisent plus. Plutôt dépressifs donc.

Matt King, interprété par Georges Clooney aux cheveux grisonnants, dont rarement l’interprétation nous aura laissé une telle impression de naturel, apprend que sa femme le trompait alors qu’il la veille à l’hôpital suite à un accident de bateau. Le coma dans lequel elle passe le film va être l’occasion à Matt de faire une introspection sur sa vie. Accompagné de ses 2 filles, qu’il ne comprend pas (passant sa vie à bosser, il ne les a pas vu grandir), il part à la recherche de ce salaud de cet homme…et finalement à la recherche de lui-même. Il doit de plus prendre une grande décision. Vivant à Hawaï et descendant d’une lignée de propriétaires terriens, son père l’a nommé curateur avant de mourir. Lui et ses cousins se réunissent pour savoir à qui vendre les centaines d’hectares de terres vierges qu’ils possèdent?

Le décor est planté. Le film commence avec la voix de Clooney nous expliquant que vivre à Hawaï n’est pas synonyme de vie meilleure : les gens là-bas rencontrent les mêmes problèmes que tout le monde (images à l’appui) et l’histoire contée en sera le parfait exemple. Alexander Payne navigue très habilement entre drame et comédie, le tout somptueusement habillé d’une photo masquant les chaudes couleurs hawaiiennes mais sachant mettre en avant les éléments de décors à la fois “classiques” mais d’une importance cruciale pour rentrer dans la vie de cette famille. J’en veux pour exemple la piscine de la maison de Matt-Clooney, non entretenue, qui lors de la 1ère scène de discussion avec sa fille ainée devient un personnage à part entière. Ou la maison familiale ou tous les cousins se rassemblent. Clooney arrive le 1er et l’ouvre. En 1mn on comprend comment va se terminer la réunion.

Bref, je vous laisse le soin d’aller vous-même découvrir ce magnifique film à qui il manque bien peu pour gagner sa 3ème étoile…mais peut-être lui donnerez-vous? Sourire